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mercredi 5 mars 2008

Bambous et roseaux employés en France dans le traitement des eaux usées

CHOLET (AFP) - 05/02/2008 - Pour la première fois à l'échelle d'une collectivité locale en France métropolitaine, un système d'assainissement d'eaux usées associant roseaux et bambous vient d'entrer en fonction dans une commune rurale du Maine-et-Loire. Le nouvel équipement de Vezins (1.600 habitants) se présente sous la forme d'un parc de trois hectares comprenant trois bassins filtrants plantés de roseaux, trois lagunes de 4.000 m2 et une jeune bambouseraie de plus d'un hectare. Il se trouve en bordure de l'Evre, un affluent de la Loire dont la fragilité a conditionné la réalisation de la station. "En période estivale, nous avons une obligation de non-rejet dans l'Evre pendant trois mois, explique Philippe Coutant, directeur de l'environnement de la communauté d'agglomération de Cholet, dont fait partie Vezins. Nous cherchions donc un système écologique qui permette de stocker, sans polluer, les eaux traitées". Filtrées par les roseaux puis décantées dans les bassins de lagunage, les eaux usées sont dirigées -partiellement l'hiver, en totalité l'été - vers la bambouseraie. Laquelle, grâce à ses vertus naturelles, joue un rôle de dépolluant complémentaire déterminant. "Dans les stations d'épuration classique, on active les boues pour créer l'oxygène nécessaire au développement des bactéries qui dégradent les polluants. Avec les bambous, c'est le système racinaire très dense qui permet de développer lui-même naturellement cet oxygène", explique Bernard Benayoun, le PDG de Phytorem, jeune entreprise provençale qui commercialise le concept. Le bambou se nourrit aussi des éléments polluants (phosphates, nitrates) pour les transformer en biomasse. "Le gros avantage est de ne pas générer de boues, mais au contraire d'épurer les sols. En termes de rentabilité énergétique, c'est extrêmement positif", assure Bernard Benayoun. D'un coût de 1,3 million d'euros, l'investissement, financé par les collectivités et l'Agence de l'Eau Loire-Bretagne, équivaut à celui d'une station d'épuration classique à boues activées. "Mais le coût d'exploitation est divisé par trois pour des performances de traitement comparables", précise Philippe Coutant. L'absence de besoins chimiques et la faible consommation énergétique de l'équipement (pompes exceptées) expliquent notamment la réduction de ces coûts. Affecté principalement jusqu'à présent à l'usage d'entreprises (effluents viticoles ou agroalimentaires) ou semi-collectifs (campings...), l'assainissement par bambous intéresse un nombre croissant de collectivités alors que la France doit se mettre en conformité avec la directive européenne sur les eaux usées. Outre Vezins, une station vient ainsi d'être inaugurée à Saint-Leu (île de la Réunion), où elle participe à la protection des eaux d'un lagon. Et Phytorem travaille sur un autre projet à Sillé-le-Guillaume (Sarthe).

mercredi 16 janvier 2008

Le Nigeria veut convertir les déchets solides en électricité

NIGERIA - 16/01/08 - Selon "Les Afriques", le Journal de la Finance Africaine, le gouvernement nigérian projette de construire une usine de conversion de déchets solides en électricité pour un montant de 80 millions de dollars. La compagnie américaine ZIA Metallurgical Processus International a déjà engagé environ 24 millions de dollars pour l'achat d'une première tranche d'équipements et pour les ouvrages génie civil de l'usine dont l'entrée en production devrait intervenir au premier trimestre 2008.
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mardi 30 octobre 2007

Guadeloupe : une situation désastreuse ?

BASSE TERRE - Le préfet de la Guadeloupe, Jean-Jacques Brot, ne mâche pas ses mots. Avant de quitter ses fonctions, à la fin du mois, il sermonne les élus : " Nous sommes à la veille d'une catastrophe sanitaire ! Il est temps que les maires réagissent, sans penser aux élections à venir." La colère préfectorale porte sur le traitement des ordures. Dans ce département d'outre-mer, il n'existe ni incinérateur, ni tri sélectif, ni centre de traitement ou de stockage des déchets. " Un tiers des décharges illégales de France se trouvent en Guadeloupe, soit 14 sur 45 ", s'insurge le préfet. (...)
Pour lire la suite et l'intégralité de cet article, cliquez sur son titre.

Le jour même de la parution de cet article dans Le Monde (24/10/07), la chaîne de télévision TF1 reprenait en les amplifaint les mêmes informations dans le 20 H de Patrick Poivre d'Arvor, provoquant " l'indignation générale " et les " protestations " des élus guadeloupéens. Pour connaître le détail de ces réactions et vous permettre de vous faire un opinion, vous devrez copier-coller le lien qui suit dans votre navigateur et vous y rendre ensuite (la technologie de ce blog ne permettant pas d'afficher deux liens par titre d'article) :
http://www.newmedia-fr.info/ixm_ixpnews.php?file=article&story_id=23340

samedi 20 octobre 2007

De l'énergie à partir des résidus...

TOKYO - Plusieurs types de recherches concernant la transformation des résidus en énergie sont menées actuellement dans l'archipel Nippon. Ainsi le laboratoire du professeur IDA Tamio de l'université de Kinki a développé une technologie permettant d'obtenir un substitut de coke (charbon) à partir de résidus de l'industrie des boissons tels que la mouture de café. Le combustible ainsi obtenu est appelé bio-coke. Il peut être mélangé à hauteur de 20% à du charbon. Le laboratoire va développer une version commercialisable du processus en collaboration avec Mitsubishi Heavy d'ici 2009. Ce bio-coke dégagerait moins de CO2 que le charbon.
D'autre part le groupe agro-alimentaire Sapporo Beer a présenté une technique permettant de synthétiser à haut rendement de l'hydrogène à partir de résidus de l'industrie boulangère par fermentation induite par du houblon. Les résidus de la panification sont mélangés à de l'eau puis introduits dans un réacteur. Lorsque que celui-ci est chauffé, le glucose compris dans les restes alimentaires subit une fermentation bactérienne et libère de l'hydrogène. L'introduction de houblon à cette étape permet de contrôler le développement et l'activité des bactéries, sans chauffer de nouveau le milieu de culture. Le houblon utilisé peut lui aussi provenir des résidus des brasseries. Les chercheurs espèrent enfin coupler à la production d'hydrogène celle de méthane par méthanisation des résidus une fois la première fermentation terminée. Ce dispositif serait particulièrement adapté à des structures possédant des équipements fonctionnant avec des piles à combustible. L'entreprise va continuer ses recherches afin de pouvoir utiliser le système avec d'autres matières végétales : résidus de manioc lors de la fabrication de tapioca, feuilles et branchages, etc.

Sources : Ambassade de France au Japon
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/51481.htm
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/51483.htm
Illustration : coupe du houblon